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Communiqué de presse de la Sécurité Routière

Les accidents corporels de la circulation routière
Les résultats de décembre et le bilan de l'année 2006

Paris, le 8 janvier 2007


Pour l'année 2006, le bilan provisoire de l'insécurité routière pour la France métropolitaine s'élève à 81 264 accidents corporels, 4 703 personnes tuées et 102 291 blessés dont 41 298 blessés hospitalisés, ce qui représente par rapport à 2005, des baisses de 3,9 % pour le nombre d'accidents corporels, 11,6 % pour le nombre de personnes tuées , 5,4 % pour le nombre total de blessés et une hausse de 3,7 % pour le nombre de blessés hospitalisés. Pour la France entière, incluant les départements d'outre-mer, l'évaluation est de 4 902 personnes tuées et 105 708 blessés.

Il s'agit là d'un résultat provisoire donné avec une marge d'incertitude de 0,5 % (24 personnes tuées) qui sera corrigé lors de la publication des chiffres définitifs début mai 2007.

Ce résultat est assez exceptionnel puisque c'est la cinquième année consécutive que l'on assiste à une diminution du nombre de personnes tuées sur la route et que c'est la baisse la plus importante de ces vingt dernières années après celle de 2003 (– 20,9 %).

L'évolution intra-annuelle analysée en données corrigées des variations saisonnières montre une très forte stabilité de la tendance tout au long de l'année 2006 si l'on exclut les deux mois exceptionnels d'avril et de décembre. Le mois de décembre présente en effet de très mauvais résultats dus, en partie seulement, à des conditions météorologiques défavorables à la sécurité routière.

A partir de données partielles sur les neuf premiers mois de l'année, il est possible de donner une première analyse qui devra être confirmée en mai. Par rapport à l'évolution globale, le bilan est encore plus favorable pour les piétons et les motocyclistes ; pour la classe des moins de 15 ans et celle des 25-44 ans. Par types de réseaux, il n'apparaît pas d'évolution particulière.

Ces résultats s'expliquent essentiellement par la baisse des vitesses moyennes (– 1,2 % au cours des huit premiers mois) et par la stagnation du trafic. Il semblerait également qu'une amélioration des comportements en matière d'alcoolémie ait contribué au résultat mais cela méritera d'être confirmé par les données définitives.


  1. Les données brutes

    Personnes tuéesjanvierfévriermarsavrilmaijuinjuilletaoûtseptoctnovdéc
    2006*346265315368381398473421429440386481
    2005405345396370450480608478441472413460
    Différence-59-80-81-2-69-82-135-57-12-32-2721
    Évolution- 14,6%- 23,2%- 20,5%- 0,5%- 15,3%- 17,1%- 22,2%- 11,9%- 2,7%- 6,8%- 6,5%4,6%

    * Chiffres BAAC jusqu'en mai puis chiffres provisoire ( remontées rapides actualisées à partir des données du ministère de l'Intérieur.


    En 2006, seul le mois de décembre a enregistré une augmentation du nombre de personnes tuées. Pour tous les autres mois on a constaté une diminution de ce nombre, la plus faible en avril (– 0,5 %) et les plus fortes en février (– 23,2 %) et en juillet (– 22,2 %). A l'exception d'avril, les baisses sont très fortes jusqu'en août et dépassent toutes les 12 % mais pour les trois mois suivants elles sont beaucoup plus modestes.


    Bilan global de l'annéeAccidents corporelsPersonnes tuées à trente joursTotal blessésdont blessés hospitalisés
    200681 2644 703102 29141 298
    200584 5255 318108 07639 811
    Différence– 3 261– 615– 5 785+ 1 487
    évolution– 3,9 %– 11,6 %– 5,4 %+ 3,7 %


    Pour le bilan de l'année 2006, on assiste à des diminutions du même ordre des nombres d'accidents corporels et de blessés mais à une diminution beaucoup plus forte du nombre de personnes tuées. En revanche, l'augmentation du nombre de blessés hospitalisés s'explique essentiellement par le fait qu'au début de l'année 2005, certaines unités des forces de l'ordre ont continué à utiliser l'ancienne définition du blessé grave (hospitalisé plus de six jours) conduisant à une sous-estimation du nombre des blessés hospitalisés en 2005.


  2. Les données corrigées de l'effet météo et de la saisonnalité

    L'analyse de l'équivalent annuel corrigé de l'effet météo et des variations saisonnières (données CVS) permet de mieux connaître le niveau de résultat d'un mois et autorise les comparaisons d'un mois sur l'autre.

    Person- -nes tuéesjanvierfévriermarsavrilmaijuinjuilletaoûtseptoctnovdéc
    cvs annuelle 20064 5124 5954 1405 5984 4104 2474 5914 3394 6164 6134 7335 316
    Effet météo 2006*1,8%-6,2%2,0%-6,2%-0,2%4,8%5,2%1,7%2,7%0,9%4,2%5,2%
    cvs annuelle 20054 9985 4035 1624 9745 0855 1526 2445 2914 8575 0425 1525 437
    Effet météo 20057,6%0,7%1,0%3,5%2,8%5,6%0,8%-3,1%0,4%1,2%2,7%-2,4%
    Évolution en données CVS- 9,7%- 15,0%- 19,8%12,5%- 13,3%- 17,6%- 26,5%- 18,0%- 5,0%- 8,5%- 8,1%- 2,2%
    Rappel : évolution en données brutes- 14,6%- 23,2%- 20,5%- 0,5%- 15,3%- 17,1%- 22,2%- 11,9%- 2,7%- 6,8%- 6,5%4,6%

    * L'effet météo est calculé à partir du modèle Giboulée du SETRA : lorsque l'effet météo présente une valeur positive, il majore le nombre de tués

    Les conditions météorologiques du mois de décembre ont eu un effet très défavorable sur la sécurité routière en 2006 (+5,2 %) alors qu'elles avaient été favorables en 2005 (– 2,4 %).

    En données corrigées des variations saisonnières, le résultat de décembre est le deuxième plus mauvais mois de l'année avec le mois d'avril.

    Le graphique ci-dessous montre une très forte stabilité de la tendance, en dehors des deux mois exceptionnels de juillet 2005 et avril 2006.


  3. Éléments d'analyse

    • Bilan du nombre de personnes tuées tués selon le type d'usager et le lieu

      Les problèmes de logiciels de saisie des accidents rencontrés au cours des premiers mois de l'année ont entraîné des retards d'exploitation. C'est pourquoi les grandes tendances qui sont présentées ci-dessous, reposent sur les neuf premiers mois de l'année 2006 dont seuls les cinq premiers mois sont quasi définitifs.


      Par classes d'âge, c'est pour la classe des moins de 15 ans (qui avaient déjà connu une baisse de 25,1 % l'an dernier) et celle des 25 – 44 ans (– 10,5 % en 2005 par rapport à 2004) que le bilan s'est le plus amélioré mais c'est pour la classe des 45 – 64 ans que la diminution a été la moins forte comme c'était déjà le cas l'an dernier (– 1,4 %).

      Par catégories d'usagers, les diminutions sont élevées pour les piétons (mais ils avaient connu l'an dernier une augmentation de 8 % de leur bilan) et les motocyclistes (en hausse de 1,3 % en 2005 par rapport à 2004) et les résultats sont stables pour les cyclomotoristes et les usagers de poids lourds (en augmentations respectives de 3,8 % et de 4,7 % l'an dernier).

      Par types de réseaux, il n'apparaît pas d'évolution particulière.

      On constate donc que très souvent, les évolutions constatées cette année sont inverses de celles observées l'année dernière.


    • Alcool et accidents de la route

      Au cours des cinq premiers mois de l'année 2006, comparés aux cinq premiers mois de l'année 2005, on assiste à une diminution du nombre des décès imputables à l'alcool, diminution nettement plus forte que celle de l'ensemble des victimes tuées. De ce fait la part des tués imputables à l'alcool diminue légèrement et passe de 25,2 % à 21,1 %.


    • Vitesses pratiquées

      3è quadri- mestre 20041er quadri- mestre 20052è quadri- mestre 20053è quadri- mestre 20051er quadri- mestre 20062è quadri- mestre 2006
      Vitesses moyennes pratiquées par les VL (en km/h, tous réseaux)84,283,082,783,082,281,5
      Taux de dépassements48,5 %45,8 %40,1 %45,9 %41,7 %36,8 %
      Taux de dépassements > 10 km/h23,6 %20,2 %15,3 %21,3 %16,9 %12,4 %

      Évolution des indicateurs synthétiques, tous véhicules confondus exceptées les vitesses moyennes uniquement VL


      Tous les indicateurs ont continué leur baisse en 2006. Au cours des huit premiers mois 2006 on a relevé une vitesse moyenne de 81,9 km/h contre 82,9 km/h pour la période correspondante de 2005, soit une baisse de 1,2 %.


    • Le port de la ceinture de sécurité

      L'indice synthétique global (réseaux urbains et de rase campagne réunis) du taux de port de la ceinture de sécurité s'élève à 97,4 % au cours des huit premiers mois de 2006 très proche des 97,1 % constatés pour la même période de 2005, soit une progression de 0,3 point. Cette amélioration profite uniquement au milieu urbain (95,0 % soit + 0,9 point) puisqu'en rase campagne les taux qui sont déjà très élevés sont restés identiques à 98,5 %.


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