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La lutte contre l'insécurité routière continue ...

Une prise de conscience des français, mais des progrès restent à faire

Le 14 juillet 2002, le Président Jacques CHIRAC déclarait que la sécurité routière serait l'une des 3 grandes priorités de son quinquennat.

Des États Généraux de la Sécurité Routière se sont tenus à Paris, le mardi 17 septembre 2002, en présence des 5 ministres concernés.
De nombreuses propositions faites par la F.N.V.R., depuis plusieurs années, ont alors été prises en compte et ont été appliquées avec les résultats que l'on connait.
Ces 12 dernières années, la France semblait enfin avoir pris conscience de l'importance de l'insécurité routière et de ses graves conséquences humaines et économiques.

2010 était l'année du passage sous le seuil des 4 000 tués sur les routes. Depuis le passage de ce seuil symbolique, le nombre d'accidents de la route mortels n'avait cessé de diminuer.

Le bilan définitif 2014 de l'insécurité routière pour la France métropolitaine s'élève à 3 384 personnes tuées (soit +3,5% par rapport à 2013), 26 635 personnes blessées hospitalisées (soit 2,6 % par rapport à 2013) selon l'Observatoire Interministériel de la Sécurité Routière.

Sur l'ensemble de l'année 2014, le nombre de tués sur les routes est en forte hausse (116 vies perdues en plus) par rapport à 2013.

La F.N.V.R. constate que la tendance favorable observée depuis novembre 2002 sur les routes ne s'est pas poursuivie en 2014.

Les différents baromètres de l'année 2015 semblent confirmer la poursuite à la hausse du nombre de morts sur les routes françaises.

Il est à noter que la baisse des accidents de la route pendant 12 années consécutives est en rapport avec les décisions des différents gouvernements qui ont repris un grand nombre de propositions faites par la F.N.V.R.

La situation actuelle est ainsi caractérisée :

  • La faiblesse des campagnes d'information, limitées dans le temps.

    Avec des campagnes massives, l'Espagne et le Royaume Uni ont considérablement diminué le nombre de morts par accident de la route, dans un délai court.

    Il ne suffit pas de communiquer la veille des week-ends ou des départs en vacances.

  • Un budget de la sécurité routière particulièrement faible par rapport à la tâche à accomplir.

    Surtout quand on connait le coût des accidents de la route en France (24 milliards d'euros en 2008 selon l'ONISR).

  • L'absence de contrôle technique des voiries

    Combien faut-il attendre de morts pour modifier un carrefour dangereux ou installer un ralentisseur devant une école ?

    De quel droit l'Etat qui impose aux conducteurs le contrôle technique des véhicules, peut-il refuser le contrôle des routes et des rues ?

    Si rien n'est fait dans ce domaine, qui empêchera les victimes de mettre en cause la responsabilité pénale des communes et des départements pour négligence, imprévoyance et imprudence ?

    L'Etat ne prend pas toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes et des biens.

  • Les tribunaux n'appliquent pas correctement le barème des sanctions qui leur est légalement proposé et les condamnations n'ont pas un effet dissuasif, ce qui explique l'augmentation de la «délinquance routière» et des conduites à risque.

  • L'Etat investit massivement dans les dispositifs de répression (ce qui est une bonne initiative) mais n'accorde pas les crédits nécessaires pour l'amélioration du réseau routier français, en partie les routes nationales et départementales.

  • Dans le domaine de la lutte contre l'alcool au volant, l'Etat ne donne pas de signal fort, au contraire, il semble céder à la pression de certains lobbies et permet par exemple la dégustation des produits régionaux viticoles sur les aires d'autoroute.
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